Pionniers en vedette

Pionniers en vedette (7)

Le thème de cette année est l’occasion d'en apprendre plus sur les pionniers et pionnières de la Nouvelle-France. Hommes et femmes, partis de leur ville ou leur village de France pour s'établir en Acadie, dans la vallée du Saint-Laurent et en Louisiane.

Qui étaient-ils ?

C'est ce que nous découvrirons. 

Merci d'avoir partagé vos textes et découvertes sur vos ancêtres.

Voici la liste des pionniers en vedette durant la Semaine de la généalogie :

Lundi 23 novembre : 

Les premiers pionniers à Lévis

Guillaume Couture

Mardi 24 novembre

Jean Houymet

Anthoine Gros/Legros et Jacqueline Aubry

Mercredi 25 novembre

Marin Jannot dit Lachapelle et Françoise Besnard

Suzanne Bedford et de Mathieu Hubou

Jeudi 26 novembre

Dominique OSTIGUY dit DOMINGUE

Nicolas Petit dit Lapré et Marie Pomponnelle

Vendredi 27 novembre

René de La Voye

Jean Monet

Samedi 28 novembre

Noël Rose

samedi, 28 novembre 2020 00:58

Noël Rose, pionnier de Québec

Noël Rose, jeune parisien, débarque à Québec vers 1658 après avoir vécu les événements des Frondes à Paris. Arrivé en terre d’accueil, on apprend son existant en Nouvelle-France à partir de 1661 où il prend possession de la première terre sur les 13 qu’il aura pendant son existence au Nouveau-Monde. Après s’être installé à l’Île d’Orléans, il se retrouve à Québec où il exerce un métier autre que celui qu’il déclare à son arrivée en Nouvelle-France. Une lecture attentive des documents du XVIIe siècle permet d’élaborer une partie de la vie de Noël Rose. Comment peut-on savoir qu’il n’a pas exercé le métier qu’il a déclaré? Pourquoi ne le trouve-t-on pas portant le tablier de cuir, assis à manipuler les peaux tannées? Quelle a été sa participation dans le développement de notre Nation?

Un descendant de la 9ième génération de la lignée patrilinéaire de Noël a consacré les 5 dernières années à répertorier et analyser les documents se rapportant à son ancêtre. Depuis 40 ans, Daniel Rose se consacre à la généalogie. Il est le concepteur d’un site Internet sur l’histoire de Noël Rose, Vous êtes invité à explorer les pages du site internet et découvrir ce pionnier discret de notre histoire nationale, comme l’ont été la majorité des pionniers qui se sont installés au Nouveau-Monde. Vous y trouverez aussi une section décrivant ce qu’il manque pour compléter la quête sur l’ancêtre. Vous êtes invité à aider à cette quête. Une autre section démontre l’arbre généalogique ascendant de certains personnages publics du Québec et internationaux vers Noël Rose.

https://www.noelrose1666.com

La Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine prend part aux activités de la Semaine de généalogie.
Elle publie un article par jour sur son blogue pour faire découvrir des pionniers de la Nouvelle-France, lesquels sont les ancêtres de nombreuses personnes du nom au Lac-Saint-Jean, et en particulier dans la MRC de Maria-Chapdelaine. Leur comité de généalogie a participé à la rédaction des textes et à la recherche des registres afin de monter un arbre généalogique par ancêtre.
Vous retrouverez les articles sur le blogue de la Société d'histoire et les publications associées sur leur page Facebook.
L'ancêtre Pierre Blais : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-pierre-blais/

L'ancêtre Julien Fortin : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-julien-fortin/

L'ancêtre Jacques Bluteau : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-bluteau/

L'ancêtre Jean Bergevin dit Langevin : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-jean-bergevin-langevin/

L'ancêtre François Dubois : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-francois-dubois/

L'ancêtre François Turquost (Turcot) : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-francois-turcotte/

L'ancêtre François Pelchat : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-francois-pelchat/

L'ancêtre Pierre Labrecque : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-pierre-labrecque/

L'ancêtre Claude Bouchard : http://histoiregenealogie.ca/pionnier-claude-bouchard/

Page Facebook : https://www.facebook.com/shgmariachapdelaine

SOURCE :
Frédérique Fradet Archiviste
Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine

La France au XVIIe siècle

Pourquoi émigrer en Nouvelle-France au XVIIe siècle en s’exposant à de nombreux périls pendant la traversée et à la vie très rude du Nouveau Monde ? La difficulté de l’entreprise coloniale fait dire à certains historiens que la misère dans le pays est la cause principale de la migration. Il existe aussi une autre cause. Les jeunes compagnons artisans, approchant la fin de leur formation professionnelle, voyagent en France selon des itinéraires plus ou moins structurés. L’immigration en Nouvelle-France devient donc pour eux le prolongement de courants migratoires traditionnels en France, lesquels contribuent ainsi directement à la mobilité transatlantique.

Ville-Marie (Montréal) en 1653

En 1641, Jérôme Le Royer, Sieur de la Dauversière, fonde la compagnie des « Messieurs et Dames de la Société Notre-Dame du Mont-Réal pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France ». Paul de Chomedey, Sieur de Maisonneuve, choisi pour conduire cette entreprise, sera avec Jeanne Mance le co-fondateur de Ville-Marie en 1642.

Malheureusement, après dix années d’efforts soutenus, force est de constater que la petite colonie établie aux limites de la voie navigable du Saint-Laurent est menacée dans son existence si elle ne parvient pas à obtenir rapidement du renfort. La poignée de colons qui l’habitent, occupés à apprivoiser un environnement hostile et à résister aux attaques incessantes des Iroquois, ne parviennent pas à l’établir sur des bases solides.

Recrutement en France

Jeanne Mance convainc Monsieur de Maisonneuve de passer en France pour recruter des colons afin d’assurer la survie de la jeune colonie. Il quitte donc Ville-Marie à l’automne de 1651, résolu à recruter 100 nouveaux colons, sans quoi il ne reviendrait pas et ordonnerait la fermeture du poste. Entre les mois de mars et de mai 1653, plus de 100 hommes passent des contrats avec la Compagnie de Montréal. Ils s’engagent pour une période de trois à cinq ans contre un salaire proportionné à leur métier. En échange, on leur garantit logement et nourriture, ainsi que le retour en France sans frais au terme de leur engagement, si tel est leur désir.

Marin Jannot, un recruté !

Marin Jannot, surnommé Lachapelle en raison de son village d’origine, La Chapelle-Monthodon, fait partie des recrutés de Monsieur de Maisonneuve. Son contrat de mariage indique : « de la paroisse La Chapelle-sous-Monthauson, près de Chasteau-Thierry ». C’est un jeune charpentier d’environ 27 ans dont le métier est très sollicité dans un jeune pays où tout est à bâtir. Marin s’engage donc à Nantes, envers Jérôme Le Royer, le 16 mai 1653, devant les notaires Léger et Bruneau. Le 20 juin, avant de quitter Saint-Nazaire, il reconnaît devant le notaire Belliotte avoir reçu 108 livres et 15 sols en avance sur ses gages.

Il faut noter que le village de Marin est situé au nord de Neuville-sur-Vanne, lieu de naissance de Paul de Chomedey. Langres et Troyes, deux autres communes de l’ancienne province de la Champagne, sont associées respectivement aux noms de Jeanne Mance et de Marguerite Bourgeois, deux personnages marquants de la Nouvelle-France qui ont côtoyé notre ancêtre.

L’expédition transatlantique

Le 20 juin 1653, 116 passagers accompagnés de Monsieur de Maisonneuve, s’embarquent à Saint-Nazaire sur le Saint-Nicolas-de-Nantes. De ces derniers, 102 s’étaient engagés envers la Compagnie de Montréal. À ce nombre, il faut ajouter 14 femmes dont Marguerite Bourgeoys. Le Saint-Nicolas voguera d’abord sur la Loire pour rallier la rade de Saint-Nazaire où l’estuaire s’ouvre sur l’Atlantique. Après seulement 350 lieues en mer, on constate une grave avarie sur le bateau : le Saint-Nicolas est menacé de naufrage et doit revenir au port.

Le bateau reprend la mer le 20 juillet après que les charpentiers de Saint-Nazaire eurent colmaté les fissures. Comme la plupart des traversées à cette époque, celle du Saint-Nicolas est pénible. La promiscuité et les conditions sanitaires déficientes rendent le voyage difficile. Une épidémie se répand parmi les passagers et c’est Marguerite Bourgeoys qui vient au secours des malades.

Finalement, en septembre le bateau entre dans l’estuaire du Saint-Laurent. Après un arrêt forcé à Québec, le Saint-Nicolas ayant heurté des hauts-fonds, le capitaine se rend compte qu’il sera impossible de le relever. C’est seulement en novembre que l’on hisse les voiles à bord de petites embarcations pour permettre à la recrue de remonter le Saint-Laurent. Le 16 novembre 1653, les voyageurs atteignent enfin le petit fort de Ville-Marie, à la grande joie de ses habitants. Montréal est sauvé !

Établissement de Marin

Arrivé à Ville-Marie, Marin décide de s’y établir définitivement. Le 2 février 1654, Monsieur de Maisonneuve lui concède une terre de 30 arpents au-dessous du Coteau Saint-Louis.

Le même jour, lui et deux autres compagnons signent un contrat d’engagement avec Monsieur de Maisonneuve pour la construction d’une redoute (petit bâtiment fortifié), pour la somme de 300 livres.

Françoise Besnard, une devancière !

Des femmes et des filles ont déjà émigré en Nouvelle-France, en très petit nombre, de 1608 à 1663. Elles sont recrutées par des communautés religieuses et des seigneurs. Appelées les « devancières », elles se distinguent des « Filles du Roy » par le fait que la traversée et leur établissement au sein de la colonie ne sont pas financés par le roi de France. En 1654, c’est la reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, qui s’occupe de l’envoi d’une dizaine de filles, sous la conduite d’une religieuse, à bord du navire la Fortune-de-Nantes. Françoise arrive en Nouvelle-France l’année précédant son mariage.

Elle est originaire de Vouvray-sur-Loir, département de la Sarthe, de l’ancienne province du Maine. Jérôme Le Royer, Sieur de la Dauversière, instigateur de la fondation de Ville-Marie, est originaire de La Flèche, ville située à 45 km de Vouvray-sur-Loir. Marin était parti de La Flèche en 1653 !

Mariage de Françoise et de Marin

Françoise et Marin passent un contrat de mariage devant le notaire Saint-Père, le 1er août 1655. On y retrouve les signatures de Paul de Chomedey et de Jeanne Mance. Le mariage est célébré le 30 août.

Voici la traduction de l’Acte de mariage rédigé en latin :

«L’an de Notre Seigneur 1655 le 30 août après la publication de trois bans de mariage par trois dimanches consécutifs aux messes solennelles sans qu’il se soit présenté aucun empêchement légitime, moi Claude Pijart, prêtre de la Société de Jésus, faisant les fonctions curiales dans la paroisse de Montréal, ai pris le mutuel consentement de mariage par paroles du présent Marin Jannot fils de Robert Jannot et de Jeanne de Piennes, de la paroisse La Chapelle-sous-Monthauson, près de Chasteau-Thierry; et de Françoise Bénard fille de Pierre Bénard et de Catherine Riverin, de la paroisse de Pouvray, diocèse du Mans, et leur ai donné la bénédiction nuptiale selon les rites de la Sainte Église Romaine en présence des témoins connus, le Sieur Paul de Chomedey, gouverneur du Lieu, du Sieur Lambert Closse, de Gilbert Barbier, et de plusieurs autres. Après quoi je les ai bénis selon les rites de la Sainte Église Romaine pendant la célébration de la messe. »

Installation à Ville-Marie

Une maison, située sur le côté nord de la rue Saint-Paul, entre les rues Saint-Gabriel et Saint-Vincent, est occupée par le jeune couple de 1656 à 1664, année du décès de Marin. L’emplacement se trouve dans le quartier maintenant nommé « Vieux Montréal ».

Marin, syndic et soldat

Marin occupe le poste de syndic de Montréal du 28 novembre 1656 au 18 juillet 1660. Il représente alors les habitants auprès des autorités. Un des rôles que Maisonneuve a confié au syndic est la conservation, sinon la mise en œuvre, des ordonnances qu’il promulgue.

En 1663, « La milice de la Sainte-Famille » est instituée à Montréal en un corps officiel composé de 139 miliciens et d’un major à leur tête. La milice est une sorte d’armée auxiliaire qui regroupe des colons et qui assure la défense des villes et des villages. Les miliciens ne sont pas des soldats professionnels. Ils apprennent le maniement des armes et font régulièrement des exercices, sans toutefois négliger leurs obligations. Dès 1663, Marin devient soldat de la 17e escouade de cette milice.

Marin chez les Amérindiens

Le 12 octobre 1661, Marin affirme qu’au printemps précédent, il se trouvait prisonnier dans un village des Onontagués, où Urbain Tessier dit Lavigne et Pierre Gauvin dit le Grand Pierre étaient également prisonniers.

Contrat avec le Dr Étienne Bouchard

Marin fait partie des habitants de Montréal qui le 30 mars 1655, pour 100 sols par année, acceptent de se faire soigner, ainsi que leur famille, par le chirurgien Étienne Bouchard, originaire de Paris. Six ans plus tard, le 29 octobre 1661, Françoise Besnard est condamnée pour avoir commis, sur la voie publique, des excès sur la personne du chirurgien. Un manquement à ses obligations serait à l’origine de la colère de Françoise envers le médecin.

Décès de Marin

Marin décède dans la force de l’âge ; il se noie dimanche le 20 juillet 1664 et il est inhumé le jeudi suivant. Son corps avait été retrouvé par des voyageurs qui se dirigeaient vers Trois-Rivières. Voici le texte d’un document d’archives de la paroisse Notre-Dame de Montréal :

Le 20 Juillet
Marin Janot dit La chapelle charpentier se noya et
Le jeudy suivant 24 fut trouvé flottant a ...... lieu
d’icy par Une chaloupe qui descendait aux 3 rivières
ou estait le Rd Père Le Moyne qui luy donna le lendemain
La Sépulture Chrestienne.

Les descendants de Françoise et de Marin

De l’union de Françoise et Marin naissent cinq enfants. Cécile unit sa destinée à celle d’André Carrier et Françoise à celle d’Antoine Bazinet. Jean meurt en bas âge. Les descendants de Pierre et Robert perpétueront les patronymes Jeannotte et Lachapelle partout en Amérique.

Installation des enfants de Françoise et Marin

Les enfants naissent dans une maison construite par Jean Leduc, située au cœur de Ville-Marie, rue Saint-Paul. Après le décès de Marin, la maison et les terrains passent à sa succession, soit à Françoise et aux enfants. La situation demeure la même lorsque Françoise se remarie avec Guillaume Bouchard. Au début du XVIIIe siècle, la succession vend les dernières propriétés situées dans l’enclos de Ville-Marie et les enfants s’établissent progressivement dans l’est de l’archipel de Montréal. Leurs descendants rayonneront principalement dans deux régions : le patronyme Jeannotte sera présent surtout dans la Vallée du Richelieu et celui de Lachapelle dans la région de Lanaudière.

Mariage de Françoise et de Guillaume Bouchard

Le 20 juillet 1665, à Ville-Marie, Françoise Besnard convole avec Guillaume Bouchard de Neufchâtel-sur-Aisne. De cette union naît Marie, baptisée le 20 avril 1667. Marie épouse Jean Griveau Boisjoli le 18 novembre 1686, à Pointe-aux-Trembles (Montréal). Leur fils Jean-Baptiste et son épouse Marie-Madeleine Sigouin sont les ancêtres de plusieurs Boisjoli d’Amérique.

Dernières années de Françoise

Françoise gère ses biens jusqu’à la fin de sa vie. Le 22 octobre 1690, elle afferme à Charles Gervaise une terre dans la banlieue de Ville-Marie et lui renouvelle le bail les 14 avril 1694 et le 7 octobre 1696. La concession originale de 30 arpents obtenue par Marin est vendue le 8 mars 1698. Le 16 décembre 1704, elle signe la vente, à Claude de Ramezay, d’une partie d’une terre située à Ville-Marie, puis d’une dernière parcelle à André Sibert, le 8 août 1706.

À partir du 8 mars 1698, son fils aîné Pierre lui verse une pension viagère. Notre aïeule est inhumée à Ville-Marie le 6 février 1707.

Les personnages historiques au temps de Marin et de Françoise

En 1627, le Cardinal de Richelieu crée la «Compagnie des cent-associés» et fait introduire la Coutume de Paris et le Régime seigneurial en Nouvelle-France. Il faut noter que le Cardinal allait, à l’occasion, se reposer au château de Condé-en-Brie, village voisin de La Chapelle-Monthodon. Il fut le parrain d’un enfant des De Baudier, alors propriétaires du château de Sarigny situé à La Chapelle-Monthodon.

En 1642, Jeanne Mance fonde Ville-Marie avec Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. En 1658, elle se rend en France pour aller chercher les trois premières Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph à La Flèche dans le but de l’aider dans les tâches de l’hôpital où elle administre seule les soins aux malades. Marguerite Bourgeoys, arrivée en 1653, se lance dans l’enseignement. En 1659, elle reçoit 32 Filles du Roy, des protégées de Louis XIV, en vue de leur établissement dans la colonie. En 1671, elle fonde la Congrégation Notre-Dame, consacrée à l’éducation des enfants français et amérindiens. Lambert Closse, notaire et sergent-major de la petite garnison de Ville-Marie, est un des témoins au mariage de Marin et de Françoise et parrain de leur fille Cécile.

Hommage à nos ancêtres

En septembre 2015, des descendantes et descendants de Françoise et Marin se sont rendus dans les villages respectifs de leurs ancêtres pour apposer une plaque hommage.

Lachapelle

Références :

  • DÉSAUTELS, Jacques, La Grande Recrue de 1653, Société généalogique canadienne-française, Montréal, 2003.
  • LANGLOIS, Michel. La Grande Recrue de Montréal de 1653, Éditions du Septentrion, Québec, 2003.
  • AUGER, Roland-J. La Grande Recrue de 1653, Société généalogique canadienne-française, Montréal, 1955.
  • SICOTTE, Yvon, Les Premiers Montréalais, http://lespremiersmontrealais.com
  • Groupe de recherche sur Montréal, Centre Canadien d’Architecture 1996-2000

 

Document préparé par Gilles André LACHAPELLE en septembre 2015 et revu en octobre 2020

Site web : http://www.marinjannot.org/

 

mardi, 24 novembre 2020 05:43

Anthoine Gros/Legros et Jacqueline Aubry

BRÈVE DESCRIPTION DE MES ANCÊTRES LEGROS PIONNIERS EN NOUVELLE-FRANCE
Anthoine Gros/Legros est venu en tant que soldat de la compagnie La Varenne, au Régiment de Carignan. Il est parti de La Rochelle le 25 mai 1665 sur le bateau Le St-Sébastien et arriva à Québec le 12 septembre 1665. Il est placé en cantonnement à Montréal. Au licenciement des Troupes en 1668, il demeure au pays et s’établit à Pointe St-Charles. Il y passe le reste de sa vie. (Michel Langlois, Carignan Salières) Anthoine était le fils de Jean Gros et de Marguerite Aupy de Bourbon l’Archambault. Allier, France.
Anthoine n’est toujours pas marié, lorsqu’il entendit parler qu’un bateau arrivait à Québec et sur lequel il y avait des Filles du Roy. Au jour dit, il se rendit au palais du Gouverneur. Il choisit comme future épouse Jacqueline Aubry fille de Marin Aubry et Anne Leroux de Sées en Normandie. Le contrat de mariage a été passé le 1er septembre par devant le notaire Romain Becquet. Le mariage fut célébré le 9 septembre 1670 à l’Église Notre-Dame de Québec. Zacharie Dupuis, major de la garnison de Montréal était témoin. Ils revinrent à Pointe-St-Charles en canot seul moyen de transport. Quel voyage de noces !
Le 26 juillet 1672, Anthoine achète une terre située à Lachine en face des Rapides. Aujourd’hui, rue Lacharité et boul. LaSalle. Un très beau parc est maintenant à cet endroit. Une ou deux fois par année, nous allons nous promener chez Anthoine.
Anthoine est décédé le 23 septembre à l’âge de 55 ans au cours de la grosse épidémie de thyphus qui sévissait à Montréal. Il fut inhumé dans le cimetière qui était situé à l’endroit où se trouve aujourd’hui le perron de la basilique Notre-Dame-Dame à Montréal.
Jacqueline Aubry se retrouvant seule avec ses cinq enfants se remarie avec Guillaume Denoyon, le 22 mars 1689 à Lachine. Dans la nuit du 4 au 5 août 1689, quelques 1500 guerriers iroquois attaquent la petite colonie de Lachine. La petite famille eut la vie sauve car elle habitait un peu à l’écart du village près du fort Verdun.
Jacqueline est décédée le 22 janvier 1720 lors de l’épidémie de variole qui sévissait à Montréal. Elle fut inhumée dans le cimetière qui était situé à l’angle des rues St-Pierre et St-Paul à Montréal.
Il ya a quelques années, mon mari et moi, nous sommes allée en France visiter les lieux d’ origine de nos ancêtres.


J’AI VU CE QUE LEURS YEUX ONT VU

Pierrette Legros

mardi, 24 novembre 2020 01:23

Jean Houymet

Jean Houymet
Texte rédigé par Denis Ouimet, membre fondateur et généalogiste de l’Association «Les Descendants de Jean Ouimet Inc.».

 Nous nous intéressons aux premiers pionniers de Lévis et à Guillaume Couture.

Textes et présentation réalisés par la Société de généalogie de Lévis.

Cliquez sur l'image pour ouvrir le fichier pdf.
AffichePremiersPionniersLevis Page 1

AfficheGCouture Page 1

 expo france nouvelle france 1465399626

Vue de Château-Richer, du cap Tourmente et de la pointe orientale de l’île d’Orléans, près de Québec, par Thomas Davies, 1787. Source : Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

 

Célébrons la Semaine nationale de la généalogie
du 21 au 28 novembre 2020.

Le thème de cette année est l’occasion d'en apprendre plus sur les pionniers et pionnières de la Nouvelle-France.

La période de la Nouvelle-France s'étendit de 1534 à 1760, voire jusqu'en 1763 lors du traité de Paris. C'était une période où les grandes puissances européennes découvraient d'autres mondes afin d'exploiter de nouvelles richesses. Pour la France, sa souveraineté sur l'Amérique se justifiait officiellement par la propagation de la foi chrétienne dans le Nouveau Monde.

L'implantation des Français constitue une aventure inédite et originale. Contrairement aux vagues successives qui viendront s'intégrer à une société en marche, les Français viennent habiter un pays qui n'existe pas encore, la Nouvelle-France, pourtant déjà peuplé de multiples nations amérindiennes. C'est une nation qu'ils devront construire de toutes pièces, voire inventer.

Hommes et femmes, partis de leur ville ou leur village de France pour s'établir en Acadie, dans la vallée du Saint-Laurent et en Louisiane. Qui étaient ces pionniers ?

Nous vous aiderons à le découvrir.

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