Imprimer cette page
mercredi, 16 juin 2021 05:39

banniere sng 1

Library of Congress, source des images. Travaillant comme photographe d’investigation pour le National Child Labor Committee (NCLC), Lewis Hine (1874-1940) a documenté les conditions de travail et de vie des enfants aux États-Unis entre 1908 et 1924. Pour voir la collection photographique complète de la NCLC (5000 photographies), c’est par ici.

À la recherche de nos ancêtres américains

De 1840 à 1930, des centaines de milliers de Canadiens français ont émigré aux États-Unis. L’historien Yves Roby avance le chiffre de 900 000 émigrants qui sont attirés vers ce pays par l’éventualité de trouver du travail dans un monde industriel dont on vante la prospérité. Les états de la Nouvelle-Angleterre se veulent un pôle d’attraction incontournable pour ces émigrants avec ses nombreuses villes industrielles comme Manchester au New Hampshire, Lowell au Massachusetts ou Woonsocket au Rhode Island. Les états frontaliers tel celui de New York ou encore du Midwest dont le Michigan et le Minnesota reçoivent également leur lot d’émigrants provenant du Québec. Avant 1860, cette émigration se veut surtout celle d’artisans ou de journaliers, mais par la suite, on parle d’émigration de cultivateurs et de fils de cultivateurs. Les élites s’alarment en qualifiant ce mouvement migratoire d’exode de la population rurale québécoise. Dans leur nouveau pays, ces émigrés se regroupent et fondent des « Petits Canadas », des quartiers constitués de paroisses catholiques, d’écoles, de commerces et de journaux qui leur permettent de pourvoir à l’essentiel de leurs besoins dans leur langue maternelle. Avec le temps et les générations subséquentes, on assiste à la naissance d’un nouveau groupe ethnique, celui des Franco-américains.

La plupart des familles du Québec comptent au moins un des leurs qui est « parti pour les États».

Découvrez leur parcours !

Lu 450 fois