C’est avec fierté que la Fédération québécoise des sociétés de généalogie vous donne rendez-vous pour la 7e édition de la Semaine nationale de la généalogie du 17 au 24 novembre 2018. Le thème sera dévoilé bientôt!

Date et thème

Il y a diverses façons de participer à la Semaine ou de la promouvoir. Voici ce que vous pouvez faire à différents moments d’ici novembre.

Campagne 2018

Vous avez des activités liées à la généalogie prévues cet automne? Organisez-les du 17 au 24 novembre et inscrivez-les dès maintenant au répertoire des activités de la SNG.

Inscrire une activité

Le Répertoire regroupe les activités et les informations requises pour bien orienter le grand public. Il permet aussi de connaître annuellement les organismes partenaires de la SNG dans les 17 régions du Québec.

RÉPERTOIRE DES ACTIVITÉS

La Semaine nationale de la généalogie ne serait pas complète sans un volet jeunesse avec le concours « Voici ma famille » en collaboration avec Restaurant Normandin. Les jeunes de 5 à 17 ans étaient invités à débuter leur arbre généalogique avec la collaboration de leurs parents et grands-parents et en profitant des ressources à leur disposition à leur société de généalogie.

CONCOURS

Fédération

Fédération

70 sociétés et 20 000 membres

La Semaine nationale de la généalogie est orchestrée par la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), un organisme à but non lucratif de regroupement et de représentation des sociétés de généalogie locales et régionales. La Fédération est actuellement composée de soixante-dix sociétés membres réparties dans toutes les régions du Québec. Le nombre de généalogistes membres d’une société de généalogie est estimé à près de 20 000.

E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
jeudi, 17 décembre 2015 18:59

Les gagnants des concours

C’est avec plaisir que nous vous dévoilons les noms des gagnants de nos divers concours réalisés dans le cadre de la SNG 2015.

Concours Facebook Une question par jour :
Prix : Le roman Liées par le sang de Marie-Josée Poisson, porte-parole de la 4e édition de la SNG.

  • Sabrina Gamache-Mercurio, Québec;
  • Michel Dumais, La Pocatière;
  • Vicky Lapointe, Sherbrooke;
  • Marjolaine Loiselle, Saint-Pie;
  • Germain Maltais, Jonquière.

Concours jeunesse Voici ma famille :
Premier prix : iPod touch 32 Go

Roméo Thouin, 9 ans, La Prairie.
Roméo Thouin, 9 ans, La Prairie.
Roméo Thouin, 9 ans et de sa mère Lise Bissonnette qui reçoivent le prix à la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) ce lundi 14 décembre. Stéphane Tremblay, président de la SHLM et vice-président de la FQSG.

Gagnants des cartes-cadeaux Normandin :

  • Alice Blondel, 7 ans, Sainte-Brigitte-De-Laval;
  • Noémie Boisvert, 6 ans, Drummondville;
  • Lukas Routhier, 7 ans, Laval;
  • Ariane Landry, 11 ans, Lévis.

Merci à NORMANDIN, notre partenaire officiel !

Concours Partage ton histoire :
Prix : Lignée ascendante

  • Lise Lauzon, Sainte-Anne-des-Plaines;
  • André Déry, Québec;
  • Line Bélanger, Jonquière.

Nous vous invitons à découvrir les histoires partagées dans le cadre de ce concours.

Le succès de la Semaine nationale de la généalogie est le fruit du travail remarquable réalisé par les sociétés de généalogie, les organismes affiliés et les partenaires de l’évènement, sans qui ces dizaines d'activités partout à travers la province ne pourraient se dérouler. Ajoutons à cela cette année notre porte-parole, Madame Marie-Josée Poisson, qui a propagé fièrement le message. Enfin, sans oublier les centaines de participants qui étaient au rendez-vous et qui ont contribué par leur participation enthousiaste au rayonnement de la généalogie partout au Québec. À tous ceux et celles qui ont pris part à cette édition de la SNG, merci beaucoup.

lundi, 30 novembre 2015 20:33

Les beignes de grand-maman

Les souvenirs du temps des fêtes du côté de ma mère, c'est en autre chose les fameux beignes de ma grand-maman. Ce n'était pas des beignes tout simples... Non, c'était des beignes très moelleux au sirop d'érable et ce sirop d'érable était bien spécial puisqu'il était fait à la cabane à sucre familiale à chaque printemps.
Le temps a passé et ma grand-maman est décédée, alors les derniers Noël, il n'y avait pas de beignes à la table. Par contre, cette année ce sera différent! Ma mère, mes tantes, mes cousines et moi-même, nous nous sommes réunies un samedi d'octobre et nous avons fait la recette de beignes de ma grand-maman (avec du sirop de la sucrerie de mon oncle). Toutes réunies autour de la table, chez ma cousine, nous avons eu beaucoup de plaisirs à passer une journée entre femmes, à faire les beignes et à discuter de tout et de rien.
Ce fut une journée mémorable. En plus, nous avons fait les beignes sur la table qui appartenait à ma grand-maman. Une superbe table en bois qui était dans la cuisine d'été quand ma mère était petite, sûrement fabriquée au début des années 1900. Comble du bonheur, nous dégusterons ces beignes à Noël chez mon autre cousine qui habite la maison ancestrale!

Claudine Porlier

lundi, 30 novembre 2015 20:30

Mon grand-papa, un Gaspésien

Mon grand-papa Porlier est né à Carleton, en Gaspésie, en 1907. Il s'est marié en 1944 et il a eu huit enfants. Comme beaucoup de Gaspésiens, mon grand-papa a travaillé dur en échange d'un petit salaire pour que sa famille puisse manger trois repas par jour.
Il y a quelques mois, mon père a trouvé un document très intéressant au sujet de mon grand-père. Un texte réalisé par une étudiante pour un cours d'anthropologie du vieillissement à l'université Laval, en 1985. L'étudiante avait interviewé mon grand-père au sujet de sa vie en Gaspésie. Puis elle avait transcrit le texte en respectant la phonétique des mots, car mon grand-père avait un fort accent Gaspésien. Voici un extrait où il parle de son métier.
Question : Dans les chantiers, que faisiez-vous exactement?
Réponse : On coupait des billots. On coupait ça par bouttes, pis y'avait un ch'val qui voyageait ça, pis y'emmenait ça, pis y mettait ça d'une pile su un ch'min. Y'avait un ch'min d'coupé dans l'bois là. Y'avait pas d'tracteurs dans c'temps là, ni rien, tout était fait à la main. (...). Ça c'était toute pilé dans l'bois. Pis l'printemps, quand t'les eaux étaient hautes là, y prenait c'bois là, y l'envoyait au fleuve, pis y'avait les moulins à scie. Dans l'été on sciait c'bois là. Y faisait des planches, des madriers toutes sortes de choses. On avait pas cher, on avait une piastre et vingt-cinq par jour pour travailler dins moulins à scie dix heures de temps par jour.

Que dire de plus... je suis fière de mon grand-papa, Adrien Porlier.

Claudine Porlier

Après avoir vécu en Beauce au Manitoba, puis de nouveau en Beauce, mon grand-père Albert Genesse s’est vu offrir une terre à Authier en Abitibi-Ouest vers l’année 1926. Il s’est installé là-bas avec son épouse Émérentienne Lemieux et ses enfants. Il fut au départ cultivateur. C’est vers 1940 qu’il fit l’acquisition de son premier camion d’une demi-tonne, soit un Ford 1936 ou 1938. Il commença ce nouveau travail en faisant la livraison de la viande de boucherie de ses propres animaux et de celle du village. Il la livrait dans la région de Rivière-Éva, Malartic et Roc- d’Or (maintenant Val-D’Or). Il dut arrêter la livraison de la viande dans le temps de la guerre, car il ne savait pas lire et les gens lui donnaient d’autres coupons que ceux pour la viande. Il perdait donc trop d’argent. Par la suite, il fit l’acquisition d’un Ford 1938 2.5 tonnes, d’un Ford 1941. Il en avait même acheté un camion neuf à Amos de couleur rouge. C’était un Ford 1947 de 3 tonnes. Fier de son achat, lorsqu’il est arrivé à la maison à minuit, Albert a réveillé toute sa marmaille pour les amener faire une promenade en famille jusqu’au village voisin. Ces derniers camions ont servi au transport de pitounes de 4 pieds. Les pitounes de bois partaient sur des chars à la gare d’Authier et se rendaient dans des usines à papier à La Tuque, Shawinigan ou Grand-Mère. Il a aussi transporté du bois de sciage pour faire de la planche et du gravier pour faire des routes dans la municipalité d’Authier et de Languedoc. Il avait alors qu’à changer les panneaux de bois pour une benne. Ce métier de camionneur n’a pas toujours été facile. Ses contrats allaient au gré des partis au pouvoir. Albert qui était Libéral a vu son camion stationner dans la cour lorsque les Bleus (Union Nationale) étaient au pouvoir. Mon grand-père a eu des camions jusqu’à ce qu’un de ses garçons prenne la relève vers 1952-1953. Tout en combinant son métier de cultivateur avec ses contrats de camionneur, il réussissait à nourrir sa famille. Il est décédé en 1966 avant que je puisse le connaître. Chose certaine, ce premier camion en 1940 en a inspiré plus d’un dans le camionnage. Ses garçons en ont fait eux aussi leur métier. Encore aujourd’hui, un très grand nombre de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants trempent encore dans le monde des machineries lourdes.

Albert Genesse devant un de ses camions.

Josée Genesse

mercredi, 25 novembre 2015 20:24

Tradition des bas de Noël

Je suis native de Mont-Joli en Gaspésie.
Ma mère était un cordon bleu hors pair.
Pour Noël, elle nous confectionnait un bas de Noël et la tradition s'est perpétuée avec nos enfants (mes enfants).
Dans notre bas, il y avait toujours des chocolats raffinés & des sucreries.
Lorsque l'on a été plus grand, c'est une boîte de Ferrero Rocher & des bonbons mous comme des jujubes que nous avions.
Aujourd'hui j'ai continué la tradition et les enfants ont toujours hâte de recevoir leur bas de Noël. Et je sais que je vais le faire pour mes petits-enfants lorsque j'en aurai.
Voilà ma petite histoire à moi.
Nora Lévesque

Les enfants de la famille Martin, 1910. Photographe non identifié. Collections de BAnQ

MONTRÉAL, le 20 nov. 2015 /CNW Telbec/ - Le samedi 28 novembre 2015, à l'occasion de la Semaine nationale de la généalogie, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est heureuse d'inviter la population dans 11 de ses édifices à l'occasion d'un après-midi d'activités sur le thème de la généalogie. À Gaspé, Gatineau, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Sept-Îles, Sherbrooke, Trois-Rivières et Montréal, les équipes de BAnQ attendent les amateurs, les curieux et tous ceux qui ont le goût de partir à la découverte de leurs ancêtres.

« Nous connaissons l'engouement des Québécois pour la généalogie et nous souhaitons qu'ils profitent de la journée du 28 novembre pour nourrir leur passion tout en découvrant leur centre régional de BAnQ. Ils y trouveront de riches ressources et des équipes compétentes pour les aider dans leur recherche, partout à travers le Québec », a déclaré Christiane Barbe, présidente-directrice générale de BAnQ.

Une variété d'activités gratuites seront offertes selon le lieu : conférences, visites guidées, kiosques, expositions, présentation des ressources accessibles dans les centres et dans la section Archives du portail de BAnQ (banq.qc.ca), et plus encore!

C'est un rendez-vous le samedi 28 novembre 2015 de 12 h à 16 h.

À la Collection nationale située à la Grande Bibliothèque, l'activité se tiendra le même jour, de 10 h 30 à 12 h 30.

vendredi, 20 novembre 2015 19:51

21 au 28 novembre 2015

Bonne la Semaine nationale de la généalogie!

Le rendez-vous incontournable de l’automne ! La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) vous convie du 21 au 28 novembre à la 4e édition de la Semaine nationale de la généalogie (SNG) sous le thème Partage ton histoire.

Durant huit jours, une trentaine de sociétés de généalogie et le réseau de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) vous offriront dans votre région des ateliers, des conférences, des visites guidées, des portes ouvertes,… Activités de découverte et d’initiation à la généalogie sont à l’honneur.

Partez à la recherche de vos ancêtres et découvrez une face cachée de votre histoire personnelle ! Venez rencontrer de gens passionnés qui vous expliqueront les différentes démarches de recherche.

Amusez-vous !

vendredi, 20 novembre 2015 17:50

Meunier, le métier de mon ancêtre

Mon ancêtre Maurice Déry est arrivé en Nouvelle-France vers 1672, il était âgé d’environ 15 ans et accompagnait ses parents Nicolas Déry et Élisabeth Bertrand. Il fut l’ancêtre d’une vingtaine de meuniers dans la région de Québec.
La semaine précédente le moulin n’avait pratiquement pas «tourné» car le débit d’eau était insuffisant pour entraîner la roue hydraulique procurant l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Le meunier Maurice Déry en avait profité pour réaliser les travaux d’entretien constamment requis : le graissage des engrenages, la réparation des arbres de couches, des paliers, des courroies et des poulies, le nettoyage et le brossage des meules; il y avait tellement à faire et le temps manquait en cette période de récolte.
Les habitants, eux, avaient profité de la grande chaleur pour ramasser leurs grains et les transporter au moulin.
Après l’abondante pluie d’hier, Maurice savait que sa journée serait bien remplie. Il se lève donc à l’aube, prend un déjeuner composé d’un morceau de porc frais accompagné de tranches d’oignon et d’une miche de pain trempée dans de l’eau-de-vie.
Aussitôt terminé, il quitte son logis et se rend dans la partie du bâtiment qui renferme la mécanique du moulin. Fort de son savoir-faire, il va d’abord observer le débit d’eau du canal d’amenée qui assure le fonctionnement de la roue à aube verticale; il constate un excellent débit ce qui le rassure.
Maurice monte à l’étage pour y déverser les grains dans un réservoir en forme d’entonnoir, la trémie, laquelle est positionnée au-dessus des meules.
Le meunier Maurice descend ensuite au rez-de-chaussée, il actionne des vannes qui régularisent la force de l’eau tombant sur la roue à aube, qui elle, entraîne le mécanisme permettant à la meule supérieure de tourner au-dessus de la meule inférieure, cette dernière étant la meule dormante. Simultanément les grains placés dans la trémie commencent à s’écouler vers le centre des deux meules où ils sont broyés, séparant ainsi le son (l’enveloppe) de la farine (l’amande).
Maurice doit s’assurer qu’il y ait toujours du grain entre ses deux meules sinon, des étincelles dues au frottement des pierres entre elles peuvent déclencher un incendie, la poussière de farine contenue dans l’air étant combustible.
Le meunier doit également ajuster l’écart entre les deux meules car cet espacement détermine la finesse de la farine obtenue. Au sortir des meules la mouture (son et farine) est ensuite acheminée à l’étage, via un élévateur à mouture. C’est à cet endroit qu’elle est versée dans un blutoir, lequel sert à tamiser la farine pour la séparer du son.
En ce début de soirée, Maurice entendait à peine, comme profondément enfouies dans sa tête, les paroles de la comptine « Meunier tu dors. Ton moulin, ton moulin va trop vite… ». Il sursauta et réalisa soudain qu’il s’était assoupi, dans sa chaise, épuisé par sa rude journée d’ouvrage, il ouvrit les yeux et rencontra le joli sourire de Madeleine, son épouse, qui continuait sa turlutaine tout en filant de la laine sur son rouet.
Le meunier en plus d’avoir «le nez dans la farine» devait travailler dans un environnement bruyant et devait somme toute composer avec des équipements rudimentaires dont l’ajustement précis était une question de savoir-faire et de connaissances acquises au fil des années. Un bon meunier ne se fabrique pas du jour au lendemain.
Le meunier devait être un passionné!

André Déry

vendredi, 20 novembre 2015 17:43

Un Noël typique à Sainte-Christine !

La maison de mes grands-parents maternels est pleine à craquer, envahie par leur progéniture au nombre de 11 qui s’est multipliée par trois, quatre voire cinq ou six! La maison transpire de l’intérieur laissant une buée épaisse dans chacune des fenêtres permettant aux plus grands d’écrire des messages et aux plus petits d’y aller avec le dessin d’un bonhomme difficile encore à discerner!

Le son du violon, l’harmonie de l’accordéon et les talons de mon oncle Jean-Paul qui résonnent sur le plancher donnant ainsi la cadence de cette chanson à répondre que tout le monde connaît! Au fourneau, les filles de ma grand-mère, mes tantes, se racontent leurs derniers petits faits divers tout en veillant du coin de l’œil sur la maisonnée pour s’assurer qu’on ne manque de rien.

L’odeur qui se promène dans la maison est un mélange de bouffe et de gros gin! Les hommes entre deux chansons se tapent sur les cuisses riant des blagues qui débutent toujours par « Une fois c’t’un gars… ». Ma tante Yvette, un peu pompette rit à gorge déployée pendant que tante Lucille encourage son homme à raconter une blague un peu plus salée… Une fois que les rires se sont essoufflés, voilà que c’est reparti pour une autre chanson poussée cette fois, par mon oncle Aimé!

C’était comme ça à tous les Noëls dans la famille Archambault, famille que j’aime tant, famille de mes 10 ans, de mes 20 ans et celle de mes enfants maintenant!

Lyne Loiselle

Bonjour. Je suis Francis Alexander. J'étais un jeune garçon quand ma famille est venue d'Irlande au début du XIXe siècle. Avec mes parents, mes cinq frères et cinq sœurs, nous quittions pour une vie meilleure. Avec six descendants mâles, mon père voyait bien que nous aurions de la difficulté à nous procurer une terre sur cette ile déjà très peuplée et où les tensions politiques et religieuses devenaient de plus en plus intolérables.
Nous sommes donc arrivés dans Lanaudière et nous y avons d'abord vécu en tant qu'agriculteurs. Après avoir fondé moi-même ma famille, j'ai déménagé tout ce beau monde, mon épouse et mes cinq garçons et cinq filles, à Montréal. J'y suis devenu charretier. Les charretiers livraient diverses marchandises aux quatre coins de la ville. Dans un climat rigoureux comme celui du Québec, beaucoup d'entre nous livraient de quoi chauffer les maisons. Aussi, nous devions livrer les marchandises arrivées par bateau.
Mes enfants ont eu un métier. Les garçons sont devenus commerçant, charpentier, menuisier et les filles sont devenues couturières, dans les factries de Montréal.
Je me sens très fatigué. On dit que les gens qui ont pratiqué mes métiers étaient des gens forts et résistants. J'ai maintenant plus de 90 ans. On est en 1911. Ce sera sans doute mon dernier printemps. Je crois avoir laissé un bel héritage à mes enfants: ils ont tous reçu une éducation hors du commun pour leur époque. Ceci leur a permis d’exercer différents métiers dans une ville de Montréal en pleine expansion.

Line Bélanger
Arrière-arrière-arrière-petite-fille de Francis Alexander

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