mercredi, 21 octobre 2015 10:43

Le Père et la Mère Noël

Chaque année, à la période des Fêtes, des images de l’enfance renaissent et m’habitent. De l’aube de ma jeunesse, je n’ai aucun souvenir du Père Noël.

Nous habitions une grande maison et la magie s’y installait grâce à la Fée des Étoiles, ma mère. Les arômes de tartes, tourtières, dinde et autres gourmandises nous faisaient chavirer.

La veille de Noël, nous suspendions notre bas au foyer artificiel qui ornait le salon, sachant qu’au matin nous y trouverions une orange, des bonbons et des chocolats.

À cette époque lointaine, mon père travaillait comme facteur, et livrait le courrier six jours semaine dans le quartier huppé de Notre-Dame-de-Grâces. Le 24 décembre, nous l’attendions avec une impatience à peine contenue. Il tardait à rentrer, car cette livraison s’avérait la plus longue de l’année.

Il arrivait enfin, et pour nous, les enfants, il personnifiait le Père Noël. Son gros sac noir de facteur regorgeait de cadeaux : cartons de cigarettes, car il fumait, boîtes de chocolats et bonbons de toutes sortes. Pour ma mère, les nombreuses enveloppes contenant cartes et billets de différentes valeurs revêtaient une grande importance. Avec cette petite fortune, elle irait magasiner. Au matin de l’An nouveau, un cadeau à notre nom nous attendait au pied de l’arbre. C’était la joie!

Quelques années plus tard, ma grand-mère me conduisit au grand magasin Eaton, rencontrer le Père Noël et la Fée des Étoiles. J’ai en mémoire une atmosphère artificielle, sans comparaison avec celle créée par mes parents magiciens.

Jean-Guy-Renaud

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