Aujourd’hui, 15 octobre, Journée mondiale du lavage des mains, nous vous proposons un article sur le savon.

savonDéjà, dans l’antiquité, les Égyptiens se frottent le corps avec une pâte composée de cendres, d’argile et de natron (carbonate de sodium – qu’ils utilisent pour la conservation des momies).

La civilisation romaine développe les établissements thermaux avec les bains chauds et froids, bains de vapeur, massages et frictions d’huile. Le savon romain – du latin sapo – est un mélange de suif de chèvre et de cendres de hêtre.

Les Arabes progressent en utilisant les substances basiques contenues dans les cendres des plantes. Cette soude naturelle ajoutée à un corps gras d’origine animale ou végétale est à l’origine du savon que nous utilisons aujourd’hui.

Au Moyen Âge, l’eau est source de méfiance : Elle transmet les miasmes de l’air (les maladies) en favorisant l’ouverture des pores de la peau.

Au 16e et 17e siècles, seule la toilette dite « sèche », à base d’onguents, de poudres, de crèmes, de pommades est pratiquée. L’eau est remplacée par des linges propres. Les odeurs corporelles sont masquées par les parfums, également considérés comme un des rares moyens de se prémunir de la contagion. L’usage du savon ne s’impose qu’au 18e siècle. C’est à la même époque que la salle de bains débute son implantation au sein de la haute société.

Au 19e siècle, sous la pression des hygiénistes soucieux de santé publique, les médecins recommandent le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La consommation du savon se généralise.
Aujourd’hui le savon se décline à l’infini, en paillettes, en poudre, en liquide, coloré, parfumé aux huiles essentielles. L’industrie en fait grand usage. Mais dans la sphère privée le retour au naturel a remis au goût du jour le savon artisanal, sans parfum, ni colorant, biodégradable.

Pascale Girard

Source : VIGARELLO, Georges. Le propre et le sale. Paris, éditions le Seuil, 1985, 284 pages.

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