Le saviez-vous ?

Pratiquant à Paris le même métier que son père Nicolas ; Louis Hébert (1575-1627), premier colon de la Nouvelle-France, peut porter aussi le titre de premier apothicaire. Lors d’un premier voyage en 1606, il échangera avec les Amérindiens des connaissances sur les plantes médicinales et soignera quelques personnes, avant son installation définitive en 1617.

La vente de tabac, sous forme de poudre, était réservée aux apothicaires.

Apothicaire

Le métier d’apothicaire consiste en la préparation de remèdes. Il choisit et pèse ses ingrédients, les pile, les malaxe, les mélange pour en faire décoctions, sirops, poudres, pilules, onguents ou emplâtres. Dans sa salle de préparation nous retrouvons les instruments suivants, nécessaires à la préparation de ces remèdes : - balance à scrupule* - balance à trébuchet - seringues & clystères - canules - moules à pilules - mortier et pilon - bassines - chaudrons - alambics pour les eaux distillées - etc.

 

Dès le Vesiècle, il est recommandé aux monastères et couvents de disposer d'un apoticarius qui est « médecin et pharmacien » et d'un jardin de plantes aromatiques et médicinales. Un décret sur la propriété rurale de Charlemagne (742-814), veilla à l’exploitation de 73 plantes aromatiques et médicinales ; ce décret s’appliquait à tous les monastères et à toutes les propriétés terriennes du royaume des francs. Depuis l’Antiquité la théorie humorale considère que la santé de l’âme comme celle du corps réside dans l’équilibre des humeurs – sang, phlegme, bile jaune, bile noire – et des qualités physiques – chaud, froid, sec, humide – qui les accompagnent. Toute maladie est due à un dérèglement du jeu de ces éléments. Les traitements les plus utilisés sont les saignées et les lavements.

Et vous, avez-vous un apothicaire parmi vos ancêtres ?

* 1 scrupule = 1 gramme

Pascale Girard

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