Depuis la nuit des temps, l’accouchement est une affaire de femmes. En Égypte, les hiéroglyphes ne nous apprennent pas grand-chose sur les méthodes utilisées, ils montrent toujours la parturiente entourée de femmes, accoucheuses et suivantes, sans que jamais n’apparaisse un homme.
En Grèce, la profession est réglementée : elle est réservée à des femmes mûres ne pouvant plus avoir d’enfants, mais ayant été mère plusieurs fois. Si les hommes sont exclus de l’accouchement, les médecins se sentent concernés. Hippocrate rédige un traité d’obstétrique concernant les problèmes de présentation du fœtus par le siège et la prématurité. Lorsqu’elles mettent au monde des enfants mal formés, ceux-ci sont généralement abandonnés.
À Rome, la sage-femme place la parturiente sur une chaise obstétricale. Celle-ci accouche donc assise comme le préconise, au 1er siècle de notre ère, le grand obstétricien Soranos d’Éphèse. Le rôle des accoucheuses consiste en assistance morale, en fumigation et en massages favorisant l’expulsion du fœtus.
Au Moyen Âge, on ne se préoccupe guère des soins donnés aux femmes en couches. Les matrones se débrouillent comme elles peuvent. Parfois un chirurgien-barbier est appelé pour les cas désespérés où l’on pense que leur force physique peut résoudre les problèmes d’extraction du fœtus, mort ou vivant.

L’enseignement est apparu tôt dans l’histoire de l’humanité, sans que l’on puisse savoir à quelle époque. Dans le monde occidental, c’est l’éducation grecque qui retient l’attention. On sait que les premiers maîtres à penser sont Platon et Isocrate. À leur initiative, des écoles voient le jour. L’enseignement s’y fait suivant trois cycles (appliqué ensuite par les Romains). Élémentaire 7 à 11 ans, secondaire 12 à 15 ans et supérieur 16 et plus. À Rome, l’enseignement élémentaire est prodigué par le ludus litterarius. Les écoliers apprennent l’alphabet grec, car l’enseignement se fait dans la langue noble et non dans le latin du quotidien. Les maîtres sont donc grecs, recrutés parmi les esclaves. Le maître d’école est méprisé et son salaire misérable. L’école est un local exigu, ouvert sur l’extérieur, où les enfants sont assis sur des bancs et écrivent sur leurs genoux. L’apprentissage de la lecture se fait lettre par lettre, puis syllabe par syllabe avant d’aborder le mot à mot. Une fois cette base acquise, la lecture se fait à voix haute. L’écriture ne connaissant, ni espacement, ni ponctuation, la lecture est ardue.

Aujourd’hui, 15 octobre, Journée mondiale du lavage des mains, nous vous proposons un article sur le savon.

savonDéjà, dans l’antiquité, les Égyptiens se frottent le corps avec une pâte composée de cendres, d’argile et de natron (carbonate de sodium – qu’ils utilisent pour la conservation des momies).

La civilisation romaine développe les établissements thermaux avec les bains chauds et froids, bains de vapeur, massages et frictions d’huile. Le savon romain – du latin sapo – est un mélange de suif de chèvre et de cendres de hêtre.

Les Arabes progressent en utilisant les substances basiques contenues dans les cendres des plantes. Cette soude naturelle ajoutée à un corps gras d’origine animale ou végétale est à l’origine du savon que nous utilisons aujourd’hui.

Au Moyen Âge, l’eau est source de méfiance : Elle transmet les miasmes de l’air (les maladies) en favorisant l’ouverture des pores de la peau.

Au 16e et 17e siècles, seule la toilette dite « sèche », à base d’onguents, de poudres, de crèmes, de pommades est pratiquée. L’eau est remplacée par des linges propres. Les odeurs corporelles sont masquées par les parfums, également considérés comme un des rares moyens de se prémunir de la contagion. L’usage du savon ne s’impose qu’au 18e siècle. C’est à la même époque que la salle de bains débute son implantation au sein de la haute société.

Au 19e siècle, sous la pression des hygiénistes soucieux de santé publique, les médecins recommandent le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La consommation du savon se généralise.
Aujourd’hui le savon se décline à l’infini, en paillettes, en poudre, en liquide, coloré, parfumé aux huiles essentielles. L’industrie en fait grand usage. Mais dans la sphère privée le retour au naturel a remis au goût du jour le savon artisanal, sans parfum, ni colorant, biodégradable.

Pascale Girard

Source : VIGARELLO, Georges. Le propre et le sale. Paris, éditions le Seuil, 1985, 284 pages.

Les clefs de la diplomatie

Le protocole diplomatique entre Amérindiens et Européens vers 1700

L'arrivée des Européens en Amérique du Nord entraîne des bouleversements majeurs dans l'histoire des Autochtones. Ils seront désormais confrontés à la logique d'États colonisateurs, qui s'approprient l'espace, et imposent un nouvel ordre, le leur. Bien que ce soit la fin d'une époque, les Autochtones demeurent les maîtres de leur destinée et à bien des égards, profitent des rivalités entre les puissances coloniales pour promouvoir leurs intérêts. Jusqu'au début du XIXe siècle, les Amérindiens continuent à former une force militaire avec laquelle les Français et les Britanniques doivent composer.

Le régime seigneurial

Québec fut fondé en 1608, et dès les débuts il était difficile de convaincre des colons de s’établir et fonder famille en Nouvelle-France. Il fallait de l’audace pour relever un tel défi ; laisser sa famille, son coin de pays et venir fonder un foyer sur une terre inconnue, peuplée de sauvages.

L’État ne sachant comment faire pour implanter des habitants sur sa colonie, il s’en remet aux compagnies de traite afin de stimuler le peuplement en Nouvelle-France ; mais elles ne sont pas intéressées à se charger de cette initiative. Elles laissent le soin à des particuliers de le faire, le régime seigneurial naissait en 1627.

L'émigration féminine

Dès 1636, on encourage les unions permanentes entre Européens et Amérindiennes, mais d’abord il faut procéder à l’instruction dans la religion catholique des Amérindiennes. On veut européaniser les natifs pour en faire des citoyens français en favorisant les mariages. Devant les résultats désastreux de ces mariages, le gouverneur Vaudreuil les interdit dès 1709. Pas facile : « les sauvagesses sont faciles et les coureurs des bois et les soldats sont débauchés ». Le roi acceptera les arguments du gouverneur et les interdira complètement en 1716.

Les métiers en Nouvelle-France

Nos ancêtres sont arrivés en Nouvelle-France avec leur savoir-faire. Les premiers arrivants avaient, en général, une bonne formation et un bon métier, parfois similaire à celui de leur père demeuré en France. Les marchands et les négociants sont les premiers à s’installer pour la traite des fourrures. Par l’établissement d’une colonie permanente les savoir-faire ont varié répondant aux besoins urgents : charpentiers, maçons, forgerons et d’autres rendaient la vie un peu plus facile : bouchers, boulangers…

Consultez le tableau des métiers des premiers arrivants

Avez-vous des ancêtres militaires ?

Plusieurs anniversaires de notre histoire militaire sont célébrés en 2014-2015. Entre autres, le 350e anniversaire de l’arrivée du régiment de Carignan-Salières en Nouvelle-France (1665), le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale (1914). De ce fait, le moment est propice pour chercher dans le passé militaire de nos ancêtres. Même, si certaines dates de l’histoire font l’objet d’une commémoration officielle en 2014, cela n’exclut pas d’inclure d’autres conflits à notre recherche. Telle que la guerre de Sept Ans (1756-1763), dont la conclusion cède la Nouvelle-France à l’Angleterre, le conflit anglo-américain de 1776 duquel découle la venue des troupes allemandes en Amérique. Soulignons aussi le conflit de 1812 opposant les États-Unis à l’Empire britannique qui donna lieu à des batailles comme celle de Châteauguay.

Nos pères, grands-pères et ancêtres sont tous susceptibles d’avoir un passé militaire. Pour vous guider dans vos recherches, voici quelques sources biographiques parmi les nombreuses disponibles.

Le saviez-vous ?

À la fin du Régime français, il n’y a que 12 écoles en Nouvelle-France. 90 % de la population des campagnes est analphabète. En 1790, à peine 4 000 personnes sur les 140 000 du Québec peuvent lire et écrire.

Les écoles de rang

Pendant plus de 135 ans, les écoles de rang ont monté la garde contre l’ignorance et l’analphabétisme.

Les écoles de rang firent leur apparition avec la loi de 1829 qui adoptait la paroisse comme base de l’organisation scolaire, postulat qui allait se maintenir jusqu’en 1964. Les écoles de rang fermeront graduellement à partir de 1953.

Propagandiste d’une idéologie axée sur la religion, l’agriculture et la famille, l’école de rang aura jeté les bases du système d’éducation québécois dans nos campagnes.

Grosse-Île et l’immigration irlandaise

Grosse-Île est une petite ile de 2,5 km X 0,9 km, située dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues, en face de Montmagny.

Au XIXe siècle, un flot croissant de personnes quitte l’Europe. Vers 1830, uniquement à Québec, cet exode représente une moyenne annuelle de 30 000 immigrants dont les deux tiers sont Irlandais. Cette immigration survient au moment où de grandes épidémies de choléra et de variole s’abattent sur l’Europe.

Afin d’empêcher la propagation des maladies, la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada décida d’isoler la station de quarantaine qui était située à Pointe-Lévis et réquisitionna Grosse-Île, propriété depuis 1817 du notaire Bernier résidant à Château-Richer.

Le saviez-vous ?

321 huguenots auraient immigré en Nouvelle-France des origines à 1763.

Naissance du protestantisme

L’histoire des protestants francophones au Québec est en lien direct avec la naissance du protestantisme en France et en Suisse.

1517, Martin Luther, moine allemand, publie ses 95 thèses contre les indulgences, il sera excommunié en 1521. En 1523 à Zurich, Ulrich Zwingli propose une réforme globale, à la fois religieuse, politique et sociale. 1534, année que Jacques Cartier explore le golfe Saint-Laurent, Henri VIII, roi d’Angleterre, se sépare de Rome.

1571, les trente-neuf articles, formuleront la doctrine de l’Église anglicane.

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